Invité du podcast After Lyon sur RMC, Vincent Tolisso, le père de Corentin, s’est exprimé sur l’absence du joueur de l’OL de la dernière liste de Didier Deschamps. « Surpris » par le retour au plus haut niveau du champion du monde 2018, l’ancien attaquant sait que son fils « aimerait bien » retrouver la sélection.
La dernière fois que Corentin Tolisso a porté le maillot de l’équipe de France, c’était à l’occasion de l’Euro 2021. A l’époque, le milieu venait de remporter la Ligue des champions avec le Bayern Munich (en 2020). Depuis, le champion du monde 2018 est revenu à l’OL en 2022 après avoir connu une période de doutes et de blessures. De retour à son meilleur niveau depuis deux saisons, Corentin Tolisso fait partie des prétendants pour intégrer la liste définitive de Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026. Pourtant, le nom du capitaine lyonnais n’y figurait pas lors du rassemblement de mars, pour l’ultime répétition avant le Mondial. Une absence incompréhensible pour beaucoup, y compris pour son papa.
« Vu la saison qu’il fait, il méritait d’aller en équipe de France. S’il n’a pas été pris, c’est que le sélectionneur a ses raisons. Quand il est revenu (à l’OL en 2022) il a eu du mal à retrouver son niveau. Mais depuis deux ans, il est très bon. Il mérite l’équipe de France. Être en équipe de France, c’est un rêve. Il l’a réalisé en étant champion du monde en 2018. Il aimerait bien y retourner », assure Vincent Tolisso dans le podcast After Lyon sur RMC.
« Les cartes rebattues » après le départ de Deschamps?
Le père du joueur de 31 ans – qui n’a jamais caché son envie de retrouver les Bleus – rappelle que Didier Deschamps connaît très bien Tolisso, puisqu’il l’a lancé le 28 mars 2017 lors d’un match amical contre l’Espagne. « C’est un joueur qu’il apprécie, on l’a vu à la Coupe du monde 2018 (cinq matchs joués) », assure Vincent Tolisso.
Leader de l’équipe lyonnaise (11 buts, 3 passes décisives), le milieu n’a pourtant pas eu les faveurs de Didier Deschamps pour la tournée américaine. ‘DD’ a convoqué six milieux (Tchouaméni, Camavinga, Kanté, Zaïre-Emery, Rabiot) mais le forfait de Manu Koné n’a pas été compensé par le sélectionneur. Mais pourquoi donc Tolisso n’a pas eu sa chance? Est-ce en raison de l’absence de l’OL en Ligue des champions? « Il y a d’autres joueurs qui ne la jouent pas », rappelle le père de Corentin Tolisso.
« Personne ne s’attendait à ce qu’il retrouve son niveau. Il continue à travailler. Il fait appel à son mental. S’il n’y est pas, peut-être qu’il manque quelque chose ou qu’il y a de meilleurs joueurs que lui. C’est à lui de faire plus d’efforts pour que le sélectionneur se décide à le rappeler. » Le prochain départ de Didier Deschamps à l’issue de la Coupe du monde et l’arrivée annoncée de Zinedine Zidane pourraient « rebattre les cartes » au sein du groupe France.
Revenir à l’OL, une évidence
En attendant un coup de fil, Corentin Tolisso continue de faire le bonheur de son « club de coeur », qu’il a rejoint dès l’Academy et avec qui il a effectué ses débuts chez les professionnels en 2013. « Jouer à l’OL, c’était un rêve. Jouer plus de 300 matchs (303, 53 buts, 33 passes décisives), c’est un autre rêve. Être le capitaine, c’est l’apothéose. D’ailleurs, on le voit dans son implication. Il amène tout le monde avec lui », souligne Vincent Tolisso. Après avoir tout gagné avec le Bayern (une Ligue des champions, cinq Bundesliga, deux Coupes d’Allemagne, une Supercoupe d’Europe), retrouver son OL était une évidence, surtout après des mois de galères liés à des blessures à répétition.
« Quand j’ai vu dans l’état qu’il est revenu à l’époque, je me disais que c’était cuit, que ce serait compliqué. Il n’arrivait plus à jouer. Quand il est revenu, c’était compliqué et tant que père, c’est difficile de voir son gamin comme ça. Je ne sais pas où il est allé chercher ce mental. Je suis le premier à le reconnaître, je suis surpris de son niveau. » Mais le club rhodanien a cru en lui pour le faire revenir en 2022 et lui offrir un contrat de cinq ans. « L’OL est son club de cœur, il le clame de partout. Gagner un trophée avec son club de cœur, ça a plus de valeur que les titres qu’il a eu au Bayern. Son objectif était de revenir là où tout a commencé pour faire grandir le club. Avec toutes les blessures qu’il a eues au Bayern (850 jours d’absence), quand ton club de cœur vient vers toi et te propose de te reconstruire, il ne faut pas réfléchir », confie Vincent Tolisso. « Alexandre Lacazette était le boss de l’équipe quand il est revenu. Corentin était le lieutenant. Quand le capitaine s’en va, le lieutenant prend la place. »



