En passe de céder la présidence du Paris FC à Antoine Arnault après 20 ans aux commandes du club parisien, Pierre Ferracci était l’invité de Rothen s’enflamme vendredi sur RMC. L’occasion de rappeler qu’en dépit d’un excellent début de saison de son club en Ligue 1, le foot français va encore vivre des temps difficiles sur le plan économique.
Où va le football français? Confrontés à une grave crise économique, les clubs professionnels de l’Hexagone souffrent sur le plan financier. Témoin de la chute des droits TV, Pierre Ferracci, le président du Paris FC qui s’apprête à céder les commandes du club à Antoine Arnault, est inquiet. Invité de Rothen s’enflamme vendredi sur RMC, il a indiqué avoir touché « quelques millions d’euros », (une somme) très inférieure à 10 millions » de droits TV lors de la saison 2025-2026.
« Il y a quelques années, on touchait 8 ou 9 fois les droits du Top 14. Cette année, je pense qu’on ne sera pas loin du Top 14 dont les droits ont doublé avec Canal (139,4 millions cette saison avec la Pro D2). Nous, on est tombé bien bas. Le problème est qu’il y a un décalage entre sa valeur sportive et sa valeur économique. J’espère que le prochain appel d’offres sera fructueux mais j’ai quelques inquiétudes », a déclaré le patron du PFC désireux que ces droits soient « répartis plus équitablement. »
« Aujourd’hui, c’est le foot féminin qui trinque »
Malgré la force économique du groupe LVMH et de Red Bull, Pierre Ferracci estime que tout le foot français doit être tiré économiquement vers le haut : « Il faut penser au Havre et à la Ligue 2 autant qu’aux clubs européens. Il faut au moins retrouver la valeur économique des Italiens, des Espagnols et des Allemands. Le foot français ne peut pas se reposer que sur l’équipe de France qui est très vaillante et sur le PSG. Il faut trouver retrouver de la santé sur le plan économique sinon on va prendre le chemin de l’Italie. On va baisser les moyens. Aujourd’hui, c’est le foot féminin qui trinque. Demain ce seront les centres de formation. Si on continue comme ça, le trading rapportera moins », conclut Pierre Ferracci sur RMC.






