
L’Olympique de Marseille de Bruno Genesio, sur sa bonne dynamique, s’apprête à affronter un RC Lens « blessé » ce dimanche (20h45) à Bollaert après l’humiliation du 9-1 subie face à Côme en Ligue des champions. Malgré un climat plus que tendu dans le Pas-de-Calais, le coach des Phocéens s’est surtout montré méfiant en conférence de presse « face à une réaction et un match engagé dès l’entame ».
Après l’humiliation d’une déroute historique face à Côme mercredi en Ligue des champions, les Lensois ont de nouveau rendez-vous avec leur public pour un choc face à l’équipe en forme du moment en Ligue 1, l’Olympique de Marseille de Bruno Genesio. Interrogé en conférence de presse à la veille de cette rencontre qui clôturera la 10e journée de championnat, l’entraîneur des Olympiens s’est montré pour le moins méfiant.
« C’est une équipe blessée qu’on va affronter… Mais on connaît les valeurs de Lens. On s’attend à une réaction de leur part. Il faudra qu’on soit prêts dès l’entame. »
« Il ne faut pas qu’on s’occupe trop de la situation de Lens par rapport à Côme. Il y a des matchs où tout souri à l’adversaire et rien ne va pour notre équipe », a balayé le coach marseillais.
« De l’empathie pour le coach… »
« On a toujours de l’empathie pour le coach. Je sais ce qu’on peut ressentir dans ces moments-là », a fini par glisser Bruno Génésio. Dans les têtes, le début de saison douloureux de l’ancien coach de Lyon, Rennes et Lille qui possédait jusqu’alors l’un des pires bilans comptables d’un nouvel entraîneur chez les Phocéens depuis 50 ans: six défaites lors de ses huit premiers matchs officiels et notamment cette grosse bévue en Turquie, 4-1 contre le Besiktas.
Depuis le retour de trêve, les Marseillais ont connu une nette amélioration et enchaîné quatre victoires de suite en Ligue 1. Mais leur entraîneur ne veut pas s’enflammer. « Les certitudes sont dangereuses dans le football », a-t-il assuré. « Par rapport à ce qu’on a envie de voir, des choses vont dans ce sens (le bon sens). Au niveau des mouvements, des rotations… On voit des choses qu’on ne voyait pas en début de saison. Mais il faut rester humble. Tous les trois jours, on se remet en question. L’humilité permet de faire le genre de match qu’on a fait à Leverkusen. Ça nous permet de rester mesurés, dans un sens ou un autre. »





