Laurent Koscielny, écarté du groupe professionnel des Girondins de Bordeaux cette semaine en raison de son salaire conséquent et d’un manque de leadership selon ses dirigeants, est revenu dans L’Équipe sur les événements des derniers jours.
Laurent Koscielny ne veut pas laisser tomber les Girondins de Bordeaux, 17e de Ligue 1. Écarté du groupe pro cette semaine par la direction du club, le défenseur international français veut pourtant « encore aider le club » explique-t-il dans un entretien accordé à L’Équipe.
Le joueur de 36 ans indique que la décision du club lui a été notifiée lundi soir à travers son agent puis mardi lors d’un entretien avec sa direction. « Ils m’ont juste dit que c’était leur nouvelle stratégie, et qu’on trouverait une solution avec le directeur financier pour que tout se passe bien pour tout le monde. »
« Un coup de poing dans le visage »
Une décision que Koscielny digère mal, d’autant plus qu’il était le capitaine de l’équipe. « Je l’ai pris très difficilement. On va dire que c’était un bon poing dans le visage. Mais je suis un combattant, je continuerai à me battre », promet celui qui a porté à 65 reprises la tunique des Girondins.
La situation lui laisse pourtant un goût amer dans la bouche, lui qui était arrivé à l’été 2020 dans un club qui lui promettait de se battre pour le podium de Ligue 1 à court terme. Désormais il prend du recul et fait un constat dur mais lucide sur la situation du club au scapulaire : « C’est compliqué d’avoir des résultats dans un club où tout le monde se tire dessus. » Bordeaux a assuré son maintien dans les derniers instants la saison passé et est parti pour le même scénario cette année malgré les changements d’entraîneur.
Une retraite en question
Pour autant, Koscielny ne souhaite pas baisser les bras. « Mon salaire leur pose problème, je le comprends au vu du contexte économique actuel. Moi, je suis prêt à écouter, je suis prêt à entendre. Mais quitter le navire ? Impossible. En tout cas, pas de cette manière », assure-t-il tout en précisant qu’il a longtemps joué blessé.
À 36 ans l’avenir du joueur devient un peu plus flou mais lui ne veut pas se poser la question de la retraite pour le moment. « Ce serait la facilité. J’ai besoin d’un temps de réflexion ». Le temps presse en revanche pour les Girondins qui s’apprêtent à vivre six prochains mois extrêmement stressants.



