
Dans un 8e tour de Coupe de France totalement irréel, Béthune (R1) a décroché son billet pour les 32es de finale au terme d’un duel nordiste étouffant face à Steenvoorde (R1) (0-0, 21-20 t.a.b). Une séance de tirs au but interminable, 44 tentatives, seulement trois échecs, et un dénouement cruel pour le gardien steenvoordois.
Le match, verrouillé de bout en bout, n’avait livré aucun but durant le temps réglementaire. La décision s’est donc jouée aux tirs au but, avec un début de séance déjà particulier, une tentative manquée de chaque côté dans les cinq premiers tirs. Mais la suite a pris une dimension exceptionnelle.
Frappes puissantes, tirs placés, enroulés, tentatives des joueurs de champ puis des gardiens, tout semblait réussir aux tireurs. Pendant de longues minutes, les deux équipes se sont répondu avec une précision quasi parfaite. Aucun portier ne trouvait la solution face à une série de penalties impeccablement exécutés. Le compteur grimpait, 10-10, puis 15-15, puis 20-20, rendant la séance de plus en plus improbable par sa durée et sa régularité.
Cette succession de réussites a prolongé la série jusqu’à atteindre 44 tentatives au total, un chiffre extrêmement rare dans l’histoire récente de la compétition.
Le raté du gardien steenvoordois, puis la qualification pour Béthune
Il fallait pourtant un dénouement, et il est intervenu au terme d’un ultime mano a mano. C’est le gardien de Steenvoorde, venu lui aussi tirer comme tous ses coéquipiers, qui a manqué sa tentative, envoyant le ballon au-dessus de la cage. Ce fut la première cassure dans une série pourtant parfaitement maîtrisée des deux côtés depuis plus de vingt tirs.
Béthune a alors eu l’opportunité de conclure. Le dernier tireur artésien n’a pas tremblé, transformant sa tentative d’un tir au ras du sol, scellant le score final à 21-20. Une délivrance pour les Béthunois, qui valident ainsi leur billet pour les 32es de finale de la Coupe de France, tour marqué par l’entrée des clubs de Ligue 1.