Champion d’Europe et du monde, Chelsea, plus serein, équilibré et surtout plus réaliste, a dominé Lille, ce mardi, en 8e de finale aller de Ligue des champions (2-0). Il faudra un exploit des Dogues au retour, le 16 mars, pour se qualifier.
Souhaitant réduire au maximum la domination de Chelsea dans l’utilisation du ballon, Jocelyn Gourvennec a opté pour un schéma plutôt défensif, alignant Amadou Onana dans une position de numéro 10, pour densifier son milieu. Mis sous pression immédiatement par le gros pressing des Blues, son équipe n’a cependant pas eu le temps de prendre ses marques. Le talent de Kai Havertz (voir ci-dessous), auteur de l’ouverture du score à la 8e minute, a fait basculer Chelsea en tête, et derrière, les joueurs de Thomas Tuchel ont semblé jouer à leur main tout du long, changeant de rythme quand ils l’avaient décidé.
Lille a initié quelques séquences intéressantes, mais sans jamais vraiment bousculer l’assise impeccable des Blues pour se mettre en bonne position, comme en témoigne le seul petit tir cadré (celui de Benjamin André facilement capté par Edouard Mendy à la 40e) pour neuf tentés à la pause. La physionomie a été la même ensuite. Virevoltant, Renato Sanches a encore prouvé qu’il avait sa place dans l’équipe d’un grand d’Europe. Mais le petit taureau portugais était trop seul face à l’armada londonienne, imperméable aux sorties sur blessures de Mateo Kovacic (51e) et Hakim Ziyech (60e) car guidée par un N’Golo Kanté une nouvelle fois bluffant.
Chelsea a semblé économiser ses forces avant la pause, et le champion du monde français a été la particule majeure du nouveau coup d’accélérateur au retour des vestiaires. Sur un contre ultra-rapide, c’est lui qui a glissé le ballon vers Christian Pulisic, auteur du break (61e). Malgré une possession nettement favorable, Lille n’a jamais pu déséquilibrer Chelsea, avec des difficultés à innover dans les sorties de balles. Le LOSC a surtout pris une leçon de réalisme de la part du meilleur professeur en la matière.


