L’Angleterre et les Etats-Unis se sont séparés sur un match nul et vierge vendredi soir (0-0), lors de la deuxième journée de la phase de groupes. Les Three Lions restent en tête du groupe avec un point de plus que l’Iran. Tout reste ouvert dans le groupe B.
Un choc en toc. Ou presque. À l’issue d’un match où chaque sélection repartira avec une occasion nette, l’Angleterre et les États-Unis se sont séparés sur un bien terne match nul et vierge (0-0). Particulièrement bruyant et festif au coup d’envoi, le Al Bayt Stadium s’est éteint sur de copieux sifflets pour raccompagner les deux équipes aux vestiaires. Et pour cause, le spectacle n’était pas franchement à la hauteur des attentes.
À commencer par celles entourant les Three Lions, éternels «sérieux outsiders» élevés dans les dans la hiérarchie suite à leur démonstration inaugurale face à l’Iran (6-2). Ce vendredi, la bande à Gareth Southgate n’avait rien de tout ça. Retombée dans ses travers, en particulier dans l’utilisation du ballon, l’Angleterre n’aura été dangereuse qu’aux extrémités du match, par l’intermédiaire de son capitaine Harry Kane, tantôt contré (9e) puis curieusement imprécis de la tête (90+3).
Team USA toujours invaincue face à l’Angleterre au Mondial
Entre-temps, c’est surtout Team USA qui aura brillé. Ou en tout cas essayé, avec les moyens du bord. Emmenée par des individualités survoltées (Sergino Dest, Christian Pulisic) et un milieu de terrain dominant, la jeunesse américaine aura surtout manqué d’expérience. Ou de chance, comme sur ce coup de pétard de Pulisic sur la barre de Jordan Pickford (33e). Intenable sur son côté gauche, «Captain America» aura contribué à amener le danger et à haranguer un public américain qui n’attendait que ça. Mais ça n’aura pas suffi, la faute à une arrière-garde anglaise tout de même solide, à commencer par un Harry Maguire retrouvé dès qu’il se produit dans une grande compétition internationale.
«Je pense qu’on méritait mieux ce soir, mais on est fiers de nous car on était les outsiders en arrivant ici, a souligné Weston McKennie au micro de beIN Sports après la rencontre. On a montré de quoi on était capable.» Certes, mais le Texan et ses compères n’auront d’autre choix que de s’imposer dans un explosif duel avec l’Iran mardi, pour voir les huitièmes de finale comme lors de leur dernière participation (en 2014).
De son côté, l’Angleterre, qui ne méritait rien d’autre et qui n’a toujours pas battu les États-Unis au Mondial (une défaite, deux nuls), jouera la première place face à son voisin gallois, presque condamné par sa défaite surprise face à l’Iran plus tôt dans la journée.