« Twitter n’est pas votre travail », la colère de Marcos Llorente contre le ministre des Transports
Alors que son pays est endeuillé par un dramatique accident ferroviaire, Marcos Llorente a pris la parole sur son compte Instagram. Le milieu de terrain de l’Atlético de Madrid s’en prend vivement au ministre espagnol des Transports, qu’il accuse de débattre « comme des enfants de 13 ans » sur les réseaux sociaux plutôt que « d’assumer ses responsabilités ».
Un mélange de colère et d’indignation. Alors que l’Espagne est touchée par une catastrophe ferroviaire, avec plusieurs dizaines de morts dans une collision de deux trains à grande vitesse survenue ce mercredi à environ 150km au sud de Madrid, Marcos Llorente s’en est vivement pris au ministre espagnol des Transports.
« Cher Óscar Puente, ne serait-il pas temps de laisser Twitter de côté et de vous concentrer sur le travail pour lequel nous vous payons? », tacle le milieu de terrain de l’Atlético de Madrid dans une story Instagram notamment partagée par Dani Carvajal. « Quand des vies humaines sont en jeu, le minimum que l’on puisse exiger d’un ministre des Transports, c’est de la responsabilité, du sérieux, de la sécurité et du respect. »
« Que le cirque continue »
« On en a assez des politiques qui semblent davantage préoccupés par l’idée de gagner des débats sur les réseaux sociaux, comme des enfants de 13 ans, que d’assumer leurs responsabilités », poursuit l’Espagnol de 31 ans. « Twitter n’est pas votre travail. Votre travail, c’est le transport public, la sécurité et de rendre des comptes quand les choses tournent mal. Jusqu’à présent, vous avez été catastrophique dans ce domaine, mais comme toujours, vous rejetterez la faute sur quelqu’un d’autre. Que le cirque continue. »

Selon un porte-parole des services d’urgence espagnols sollicité par l’AFP, la collision a eu lieu « à 08h54 » entre « deux trains, l’un de (l’opérateur privé) Iryo et l’autre de (la compagnie nationale) Renfe », près de la station d’Urda, dans la région de Castille-La-Manche. « Il y a au moins 10 morts et il est possible que ce nombre augmente », a indiqué dans la foulée Esther Padilla, la porte-parole des autorités régionales.
Cet accident meurtrier intervient moins d’un an après une collision similaire à Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts le 18 janvier dernier. Cette collision d’Adamuz, également entre deux trains à grande vitesse, avait ravivé les débats en Espagne sur l’entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité pour les passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.















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