Rien ne va plus à l’OGC Nice. Battus à domicile par Angers (0-1) ce dimanche, les Aiglons ont concédé leur septième défaite d’affilée, toutes compétitions confondues. Désormais 12es avec 17 points, à seulement six longueurs du premier relégable avant Metz–Auxerre (ce soir à 17h15), les Niçois continuent de glisser dangereusement au classement. Dans une Allianz Riviera glaciale et presque vide, le Gym a livré une prestation indigente, à l’image d’une saison qui tourne au naufrage.
Cette OGC Nice là n’a plus rien d’une équipe. Face à Angers en Ligue 1, les Aiglons ont une nouvelle fois affiché un visage terne, sans saveur, sans intensité, sans révolte. Une rencontre à l’image de la saison, faite d’approximation, de lenteur et de désorganisation, où les Niçois n’ont rien montré, ni engagement, ni envie, ni esprit d’équipe. Le tournant intervient à la 33e minute. Sur une action collective parfaitement huilée, Angers transperce une défense niçoise amorphe. Yassine Belhkdim surgit et vient crucifier Yehvann Diouf, plongeant un peu plus l’OGC Nice dans l’abîme. Le Gym est déjà KO, mais la suite ne fera qu’aggraver le naufrage.
À la 53e minute, Tom Louchet voit rouge après une semelle très haute sur la cheville de Jacques Ekomié. À dix contre onze pendant quarante longues minutes, Nice perd le peu de structure qu’il lui restait. Plus d’idées, plus de solutions, plus de réaction. Cette nouvelle défaite – la septième de suite toutes compétitions confondues, dont quatre en Ligue 1 – sonne comme un aveu d’impuissance.
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Tribunes vides, supporters en rupture, la fracture est consommée à l’Allianz Riviera
Le décor était planté bien avant le coup d’envoi. Une ambiance glaciale, des tribunes quasi désertes, largement moins de 10 000 spectateurs, et une Allianz Riviera sonnée par la crise. Les joueurs niçois ont fait leur entrée sur la pelouse avec des maillots floqués des noms de Boga et Moffi, absents sur ITT après les incidents du week-end dernier. Le contexte était lourd, sur fond de tensions, les ultras de la Populaire Sud ont annoncé le boycott des rencontres jusqu’à nouvel ordre, suivis par de nombreux supporters. Résultat, un stade clairsemé, mais pas silencieux. Dès les premiers ballons, les sifflets pleuvent sur les Niçois. Des “olé” descendent des travées lors des possessions angevines.
Le public niçois, sans pitié, se permet le chambrage maison. Avant la rencontre, Fabrice Bocquet avait pourtant prévenu au micro de Ligue 1+ : “Pour se battre pour le blason de l’OGC Nice, il va falloir partir à la guerre avec ceux qui ont envie d’être là.” Sur le terrain, le message ne semble pas être passé. La fracture entre l’institution et ses supporters est désormais actée et semble partie pour durer.
“On joue le maintien”, Nice regarde désormais derrière
Il y a quelques jours, Franck Haise déclarait sans détour: “On joue le maintien”. Certains y voyaient une phrase choc, un électrochoc verbal pour ses joueurs. Aujourd’hui, le constat est brutal mais l’entraîneur niçois n’a plus vraiment tort. Nice, 12e avec 17 points, ne regarde plus vers le haut, mais bien derrière, avec seulement six unités d’avance sur la zone rouge avant le match Metz–Auxerre ce soir à 17h15.Le Gym s’enfonce dans une lente descente en enfer, incapable d’inverser une dynamique catastrophique.
Et l’horizon n’offre aucun répit. Dès cette semaine, les Niçois devront se tourner vers la Ligue Europa avec la réception de Braga. Un rendez-vous qui s’annonce, lui aussi, dans un stade clairsemé. Une compétition où Nice est dernier avec 0 point et cinq défaites en cinq matches.Le Gym est en crise profonde. Et désormais, plus personne ne peut faire semblant de ne pas le voir.