
Vainqueur sur le terrain du Bayer Leverkusen jeudi soir en Ligue Europa grâce à un but magnifique d’Amine Gouiri (1-0), l’OM doit aussi son succès à sa solidité défensive. Ce qui n’était pas son fort en début de saison.
L’OM tient probablement son match référence. On promettait l’enfer, ou presque, aux Olympiens, avant ce déplacement sur la pelouse du Bayer Leverkusen en Ligue Europa. Marseille a finalement sorti un match plein (1-0), avec une maîtrise du ballon et une sérénité défensive que l’on avait entrevues uniquement par séquences sur les dernières rencontres en championnat.
« Quand les choses se passent comme vous les prévoyez ou les préparez, c’est toujours une grande satisfaction », appréciait Bruno Genesio après le match. « On a beaucoup mis l’accent sur cet aspect-là lors de la causerie et la préparation. Avec ballon, on a toujours eu des temps forts depuis le début de saison, on s’est créé des occasions, on a marqué quasiment à tous les matchs, mais il fallait insister sur l’aspect défensif, la solidité et la compacité de notre bloc pour concéder très peu d’occasions. C’est primordial pour être performant au très haut niveau, et c’est une avancée importante qu’on devra confirmer. »
Aguerd/Egan-Riley, une charnière en immenses progrès
Genesio avait décidé d’aligner pour cette rencontre une équipe type, à l’exception d’Emerson Palmieri et Amine Harit laissés au repos, et Tochukwu Nnadi, remplaçant. L’occasion de confirmer certains automatismes, notamment en défense, où la charnière Nayef Aguerd – CJ Egan-Riley a probablement sorti sa meilleure performance de la saison.
Genesio a même retrouvé un Aguerd quasi impérial. « Sa prestation est dans la continuité de ces derniers matchs. Il a été gravement blessé, il est resté six mois touché physiquement et aussi psychologiquement. Quand on rate une Coupe du monde, et qu’on ne sait pas trop combien de temps on va être arrêté, c’est très difficile. Nayef retrouve son niveau physique et je savais qu’il était capable de ce genre de performances, s’il était à 100%. »
Une sérénité contagieuse et qui permet aussi à CJ Egan-Riley de progresser, lui qui a toujours eu une grande longueur d’avance dans une supposée concurrence avec Bamo Meïté. « Je pense que c’est un de ces meilleurs matchs », tranche Genesio au sujet du défenseur anglais, qui a quand même contenu l’immense et expérimenté Patrick Schick. « Il a gagné beaucoup de duels aériens, ce qui n’était pas simple face à Patrick Schick qui est très imposant, mais j’ai aussi beaucoup aimé son match dans les duels au sol et la solidité de la charnière en général, avec des sorties de balle très propres et intéressantes. Défensivement, on n’a quasiment pas été en danger dans ce match. » Et tout le monde s’est mis au diapason, avec des prestations individuelles très fiables pour Kelyann Bezahaf, et Ulisses Garcia ou même pour la paire Hojbjerg-Kondogbia, solide jusqu’au bout.
Les difficultés du début de saison ont soudé le groupe
Les scènes de joie au coup de sifflet final étaient celles d’une équipe soulagée et dont la solidarité et l’état d’esprit ont été des atouts majeurs des deux derniers matchs. « Oui, il y a un état d’esprit dans ce groupe », confirme Genesio. « Compte tenu de tout ce qui se passe depuis le début de saison, ça nous a peut-être encore plus soudés les uns les autres. Ça donne envie de faire encore plus de choses que ce qu’on peut faire ou que ce qu’on croit pouvoir faire. Mais voilà, il faut être prudent et savoir pourquoi on a réussi à inverser cette tendance, justement, et continuer dans ce sens-là. »
Genesio aime toujours tempérer, et sait que le rendez-vous de dimanche à Lens, face à une équipe en quête de rachat après l’humiliation en Ligue des champions face à Côme, sera un autre test pour la défense de l’OM.





