la nouvelle charge de Marcos Llorente après la catastrophe ferroviaire en Espagne

Après s’être indigné de la collision mortelle de trains survenue mercredi à proximité de Tolède (Espagne), s’en prenant vivement au ministre des Transports espagnol, Marcos Llorente a de nouveau pris la parole sur Instagram jeudi soir pour répondre à ceux qui l’accusent de politiser la tragédie.

Le bilan, toujours provisoire, fait froid au dos. Jeudi en fin de journée, 69 morts et 108 blessés étaient recensés après la collision mortelle entre deux TGV mercredi matin au niveau de la commune d’Urda, à proximité de la ville de Tolède au sud de Madrid. Si le sport espagnol a immédiatement affiché un visage uni après ce terrible accident, multipliant les hommages, Marcos Llorente a, lui, également fait part de son indignation.

« Cher Óscar Puente, ne serait-il pas temps de laisser Twitter de côté et de vous concentrer sur le travail pour lequel nous vous payons? », a ainsi taclé le milieu de terrain de l’Atlético de Madrid dans une story Instagram mercredi. « Quand des vies humaines sont en jeu, le minimum que l’on puisse exiger d’un ministre des Transports, c’est de la responsabilité, du sérieux, de la sécurité et du respect. (…) Jusqu’à présent, vous avez été catastrophique dans ce domaine, mais comme toujours, vous rejetterez la faute sur quelqu’un d’autre. »

« Ce qui s’est produit n’a rien de normal »

Si son message a notamment été partagé par d’autres joueurs comme Dani Carvajal et Thibaut Courtois, sa sortie a été pointée du doigt par ses détracteurs. Certains lui ont reproché de ne pas avoir un mot pour les victimes et l’ont accusé de politiser la tragédie, lui qui est régulièrement la cible de critiques sur les réseaux sociaux pour son mode de vie et ses théories conspirationnistes.

« ‘Politiser’? Sommes-nous donc à ce point obsédés par la politique qu’il nous est devenu impossible d’exiger des comptes sans être immédiatement étiquetés dans un camp ou dans un autre? », a répliqué le joueur de 31 ans dans une nouvelle story Instagram jeudi soir. « Vous passez vos journées à vous disputer pour des politiciens qui ne savent même pas que vous existez, à défendre l’indéfendable simplement parce que cela porte votre couleur politique. Voilà où nous en sommes. On dirait qu’il est plus important d’avoir raison sur le plan politique que de se soucier de la réalité des faits. »

Marcos Llorente sur Instagram, le 29 octobre 2026.
Marcos Llorente sur Instagram, le 29 octobre 2026. © Capture d’écran

Et de poursuivre: « N’avez-vous toujours pas compris que la politique, je m’en fiche royalement? (…) En tant que citoyen espagnol, j’exige que quiconque exerce une responsabilité en réponde. C’est aussi simple que ça. Car, lorsqu’on parle de plus de 100 morts en moins de neuf mois, la moindre des choses est d’exiger que les choses soient faites correctement, que les responsables s’expliquent et en assument les conséquences – comme cela se passerait dans n’importe quel autre domaine de la vie. Ce qui s’est produit n’a rien de normal… »

« Détourner le regard ne leur rend pas hommage »

La sauteuse en longueur Julieta Gallego fait partie des personnes décédées tandis que la femme de Marc Cucurella a échappé au pire. Cet accident meurtrier intervient moins d’un an après une collision similaire, également entre deux trains à grande vitesse, à Adamuz (en Andalousie) qui avait fait 46 morts le 18 janvier dernier. Elle avait ravivé les débats en Espagne sur l’entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité pour les passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.

« Prétendre qu’exiger des comptes revient à manquer de respect aux victimes, c’est tout confondre. Le respect dû aux victimes ne signifie pas de rester silencieux. Il consiste aussi à exiger des explications, à pointer les erreurs du doigt et à se battre pour qu’une telle chose ne se reproduise plus jamais. Détourner le regard ne leur rend pas hommage… », avance encore Marcos Llorente.

Et de conclure: « Continuez donc à vous déchirer entre gauche et droite, comme si votre vie en dépendait. Pendant ce temps, ce sont nous qui en subissons les conséquences, tandis que ceux qui devraient rendre des comptes continuent de vivre en toute tranquillité. Quelle lassitude, cette Espagne. »

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