Bruno Genesio, entraîneur de Lille, a regretté les buts « évitables » concédés par son équipe contre Aston Villa (2-0), jeudi en Ligue Europa, dont celui sur une longue passe du gardien Emiliano Martinez.
Emiliano Martinez n’a pas que des ennemis en France. A l’issue de la défaite de Lille sur le terrain d’Aston Villa (2-0) jeudi en 8e de finale retour de la Ligue Europa, Bruno Genesio a salué l’inspiration du gardien argentin à l’origine de l’ouverture du score anglaise. Après un coup franc de Nabil Bentaleb bien arrêté, le champion du monde 2022 s’est relevé avant d’envoyer – malgré le pressing d’Olivier Giroud – un long dégagement dans le camp adverse directement dans les pieds de Jadon Sancho, qui a ensuite servi John McGinn, à la conclusion de cette action en deux passes (54e).
« On a été enfantins »
« C’est un gardien de très haut niveau, je l’avais dit à l’aller », a déclaré l’entraîneur lillois à l’issue de la rencontre. « On parlait beaucoup de ses facéties. J’avais bien rappelé qu’il fallait aussi spécifier que c’était un très grand gardien. Là-dessus, il a été très bon sur son dégagement, mais nous on a été enfantins de se faire prendre de cette façon-là. « On a un coup franc pour nous, on doit avoir des équilibres et en fait on n’a rien. Après, c’est du un contre un avec un joueur qui va très vite, c’est très difficile. C’est là-dessus qu’on doit progresser, c’est l’histoire d’une équipe qui a encore besoin d’apprendre de ce qu’est le très haut niveau. »
« On avait presque pris l’ascendant au moment où on encaisse le but et c’est là où j’ai le plus de regrets ce (jeudi) soir », a-t-il ajouté. Il en conserve aussi du match aller, perdu à domicile 0-1 la semaine dernière. « Des regrets, on peut toujours en avoir, y compris sur le match aller, parce qu’on prend des buts évitables, que ce soit l’aller ou ce soir, notamment le premier but, qui déclenche beaucoup de choses. Après, comme vous l’avez dit, je pense que sur la double confrontation, on a vu la différence entre une équipe qui joue le haut de tableau en première ligue, qui a de l’expérience, et une équipe qui a beaucoup de qualités, mais qui doit apprendre beaucoup encore. »
Le Losc s’arrête donc en huitièmes de finale. « C’est un parcours un petit peu bizarre parce qu’on a très bien débuté avec des matchs aboutis lors des deux premières rencontres, puis un peu d’irrégularité dans nos résultats et dans nos performances », a-t-il analysé. « On est allé chercher cette qualification pour les 16es de finale avec un match aller catastrophique mais assez décevant (contre Belgrade, 0-1), puis une qualif à Belgrade que personne, à part nous, ne pensait pouvoir décrocher. On a fait deux matchs assez cohérents contre une des meilleures équipes de cette compétition mais on a ce sentiment un peu d’impuissance quand même. On a l’impression qu’on a fait jeu égal, on a tenu en respect cette équipe mais finalement l’écart est important à l’arrivée. »
