Ce dimanche soir, à l’Orange Vélodrome, l’OM et le PSG ont fait match nul (0-0), lors du choc de la 11eme journée de Ligue 1. Si les joueurs de Sampaoli ont poussé, ceux de Pochettino ont tenu, notamment après l’expulsion d’Hakimi.
On s’attendait à de l’intensité, de la tension, et des buts. On a tout eu, sauf ce dernier élément. Habituellement si prolifique au Vélodrome – 3,7 buts de moyenne lors des 10 derniers matches entre les deux équipes à Marseille – ce Classique n’a jamais basculé dimanche soir. Il en a eu les occasions, pourtant. Après à peine un quart d’heure de jeu, Luan Peres a fait preuve de maladresse en dégageant dans son propre but un centre de Neymar (14e). Puis Milik a ajusté Keylor Navas avec lucidité sur un centre de Pol Lirola (20e).
1-1 ? Non, toujours 0-0, puisque ces deux réalisations ont été annulées pour hors-jeu. Le Vélodrome a pris une douche froide, puis a pris feu. Mais pour rien. Le PSG, qui a débuté avec ses « quatre fantastiques » devant, a ensuite eu les cartouches pour mener à la pause, mais Lionel Messi a buté sur Pau Lopez de la tête (26e) avant de rater la lucarne pour quelques centimètres (42e). Un premier acte plutôt équilibré en termes de situations franches, puisque Milik a mal ajusté sa tête, pourtant trouvé dans une position idéale dès l’entame de match (3e).
Mais c’est bien au retour des vestiaires que ce match aurait pu s’emballer définitivement. Expulsé pour avoir accroché Cengiz Ünder en position de dernier défenseur, Achraf Hakimi a laissé les siens à dix pendant plus d’une demi-heure (57e). Paris a reculé et perdu plus rapidement les ballons. Mais l’OM n’a pas assez appuyé. Surtout, il a manqué de folie. Il trop géré. Omniprésent, Valentin Rongier a vu sa tête flirter avec le cadre (65e) alors que Konrad De La Fuente, complètement seul au second poteau, a fait preuve d’une grande maladresse (77e).
A part ça, pas grand-chose. Le club phocéen aura certainement des choses à revoir dans sa gestion de la supériorité numérique, lui qui a attendu les dernières secondes pour cadrer sa première frappe. Paris pourra lui aussi se gratter les cheveux. D’un Neymar encore hors de forme, à la complémentarité entre les quatre joueurs offensifs, en passant par un pressing parfois désordonné, il y a du travail. En sauvant le nul, le club francilien s’est au moins donné le droit de le faire sereinement.


