jeudi, septembre 3, 2026

la colère des Girondins contre la FFF après le refus de réintégrer Bordeaux en National 2

Après que le comité exécutif extraordinaire de la FFF, réuni jeudi, a maintenu la rétrogradation de Bordeaux en Régional 1, les Girondins critiquent vivement le traitement de ce dossier et estiment qu’ »aucune décision n’a été prise. »

Une décision qui ne passe pas. Réuni ce jeudi, le comité exécutif extraordinaire de la Fédération française de football a maintenu la rétrogradation des Girondins de Bordeaux en Régional 1 (6e division), en ne réexaminant pas leur dossier. « Le reclassement ou le réexamen de la situation des Girondins de Bordeaux n’était pas possible en l’état de nos textes. La Fédération est donc restée sur la conclusion prise par la DNCG d’appel le 15 juillet dernier, à savoir l’exclusion du club des compétitions nationales », a expliqué cette même source à l’AFP.

« Un retard dans la production de fonds de dix jours, aujourd’hui réparé, ne mérite pas une telle peine »

« Le club est scandalisé », a réagi le club aux six titres de champion de France pour qui « aucune décision » n’a été prise sur le plan juridique. « Le Comité exécutif n’a pas délibéré sur la demande du club, qui lui a été adressée avec l’ensemble des pièces, et aucun vote n’est intervenu. Prétendre qu’il y aurait un rejet alors que l’organe compétent n’a pas même délibéré n’a aucun sens », regrettent les Girondins. Et d’ajouter: « Les arguments du club, un jugement exécutoire qui constate sa solvabilité, une saison intégralement financée par des fonds versés et séquestrés, un investisseur engagé, une place vacante en poule H, n’ont pas été examinés. Et un retard dans la production de fonds de dix jours, aujourd’hui réparé, ne mérite pas une telle peine. »

Les Girondins veulent toujours être entendus par le Comex

Le club au scapulaire, qui espérait intégrer le championnat de National 2, pointe le manque d’équité de la FFF. Bordeaux conclut en réclamant d’être entendu par le Comité exécutif et par la DNCG sur sa situation « telle qu’elle est aujourd’hui. »

Mercredi, Marina Ferrari, la ministre des Sports avait adressé un courrier à Philippe Diallo, le président de la FFF l’enjoignant à convoquer un comité exécutif extraordinaire pour rouvrir le dossier Girondins de Bordeaux, définitivement exclus des championnats nationaux par le tribunal administratif de Paris le 21 août, compte tenu de l’histoire du club sextuple champion de France.

Si, « par respect pour la ministre », le comité exécutif fédéral s’est bien réuni, il ne lui a pas été juridiquement possible de réexaminer la situation de Bordeaux dont Sparta Capital, un fonds britannique d’investissement qui promettait de renflouer solidement les caisses du club en cas de maintien en National 2 (4e division), mène la reprise au côté de Park Bench.

La FFF se défend

Le « Comex » n’a pas souhaité créer une jurisprudence et une rupture d’équité avec les autres clubs déjà engagés dans la compétition. « La Fédération n’est pas responsable des 118 millions d’euros de pertes enregistrées par les Girondins de Bordeaux ces dernières années. Elle n’est pas responsable du fait que les repreneurs, au moment où nous parlons, n’ont toujours pas apporté aux services de la Fédération des garanties financières solides », a insisté la source fédérale.

En août, les repreneurs du club (Sparta Capital et Park Bench) avaient fait savoir qu’un maintien en division régionale, entraînerait la fin de leur projet de reprise et donc la liquidation des Girondins de Bordeaux. Ils comptaient reprendre le club pour un euro symbolique à l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gérard Lopez, arrivé en 2021 quand les Girondins étaient en Ligue 1.

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