
La direction de l’arbitrage de la FFF a dévoilé ce mardi son analyse de certaines décisions litigieuses prises par le corps arbitral lors de la première journée de Ligue 1. Si les officiels ont salué la plupart des décisions, le penalty accordé à Lens sur l’ouverture du score contre Auxerre (5-2) n’aurait pas dû être sifflé.
En ce début de semaine, la direction de l’arbitrage de la FFF a livré sa première analyse de la saison, quelques heures après le début de la Ligue 1. Le premier penalty accordé à Lens lors de la large victoire des Sang et Or face à Auxerre (5-2) avait suscité une controverse. L’arbitre Mathieu Vernice avait en effet sanctionné une main d’Arthur Piedfort lors d’un contact avec Ismaëlo Ganiou dans la surface auxerroise. Les deux joueurs semblent se tenir le bras et le ballon retombe sur le coude de l’Auxerrois.
« La Loi 12 prévoit qu’une faute de main est sanctionnée lorsque le joueur touche délibérément le ballon ou lorsqu’il a augmenté artificiellement la surface couverte par son corps », analyse la direction de l’arbitrage. « Dans cette situation, le défenseur ne maîtrise plus le mouvement de son bras puisque celui-ci est tenu par l’attaquant. Il ne cherche donc pas délibérément à toucher le ballon et n’a pas augmenté artificiellement la surface couverte par son corps. »
Conséquence, « la faute de main n’est donc pas caractérisée et le penalty n’est pas justifié. L’arbitre vidéo aurait dû recommander un visionnage afin que l’arbitre central annule le penalty. »
L’un des arbitres assistants au VAR, Jérôme Brisard, est allé dans le sens de Mathieu Vernice au moment de la vérification suite au penalty accordé. « Penalty confirmé Math’. Pas de hors-jeu au départ et la main est très claire. » Un penalty transformé par Florian Thauvin pour ouvrir le score (1-0, 12e).
Le rouge contre Makosso est « conforme aux lois du jeu »
Autre situation litigieuse du week-end, encore lors de ce Lens-Auxerre. À la 35e minute, Abdallah Sima hérite d’un ballon en profondeur et conduit le ballon depuis le côté gauche vers l’axe du but de Diop. Makosso fauche Sima, Mathieu Vernice exclut le défenseur auxerrois.
« Le défenseur fautif est alors le dernier joueur en mesure d’intervenir avant que l’attaquant ne se retrouve en situation de face-à-face avec le gardien », analyse la direction de l’arbitrage.
Avant de continuer: « Compte tenu du contrôle du ballon, de la direction de la course, de la proximité du but et de l’absence d’autre défenseur susceptible d’intervenir, la probabilité que l’attaquant poursuive son action et obtienne une occasion de but est très élevée ». Ainsi, l’exclusion est « conforme aux lois du jeu » conclut la DA dans son analyse.
L’exclusion d’El-Mourabet pas remise en cause contre l’OM
Enfin, la dernière situation litigieuse débriefée et qui a beaucoup fait parler concerne le carton rouge adressé à Samir El-Mourabet lors du match Marseille-Strasbourg (4-0). Le milieu marocain a, d’un geste de frustration, frappé le mollet gauche d’Höjbjerg.
« Le fait de toucher ou non l’adversaire ne modifie pas la qualification de l’infraction: donner ou essayer de donner un coup de pied constitue un acte de brutalité », indique la direction de l’arbitrage. « La décision attendue est donc une exclusion du fautif pour acte de brutalité et un coup franc direct en faveur de l’équipe adverse. »






