les coulisses de la vidéo devenue affaire d’Etat

Kylian Mbappé est au cœur d’une polémique en Chine pour avoir plaisanté au sujet d’un « dictateur chinois » – en référence à un montage impliquant Mao Zedong – dans une vidéo publiée lundi. La vidéo, qui a obligé la Liga à se désolidariser des propos du joueur, avait pourtant été validée par le clan Mbappé, selon nos informations.
Qui aurait pu croire qu’une simple vidéo prendrait autant d’ampleur? Depuis ce lundi, et la publication d’une vidéo où Kylian Mbappé plaisante en évoquant un photomontage de son visage sur celui d’un « dictateur chinois » – une représentation de Mao Zedong -, le Français est dans une vive polémique en Chine. Des entreprises chinoises ont annoncé arrêter leur collaboration avec l’attaquant, et la diffusion du championnat espagnol est en partie suspendue dans le pays, selon l’agence de presse EFE.
Pourtant, personne n’imaginait que cette vidéo légère allait avoir un tel impact, au point de pousser Kylian Mbappé et l’émission « The Bridge » à devoir publier ce mardi des communiqués d’excuses.
L’extrait partagé sur les réseaux sociaux, celui qui a provoqué la fureur de la Chine, a été tourné il y a plus de six mois, en marge du tournage d’un épisode de « The Bridge », où Kylian Mbappé était l’invité de son partenaire au Real et chez les Bleus, Aurélien Tchouaméni.
Une vidéo rapidement supprimée
Selon les informations de RMC Sport, la vidéo ayant suscité une polémique avait bien été validée par les équipes de Kylian Mbappé avant qu’elle ne soit publiée. Moins de deux heures après sa publication, celle-ci avait déjà été supprimée par le compte de « The Bridge », alors qu’elle commençait à circuler sur les réseaux sociaux chinois.
L’ampleur de la polémique en Chine a ensuite poussé la Liga à réagir avec un communiqué où elle assure « regretter profondément les déclarations de Kylian Mbappé ». Contactés, les représentants de l’entité espagnole n’ont pas souhaité faire davantage de déclarations publiques, au-delà du communiqué officiel.
La Liga veut à tout prix éviter de nouvelles situations similaires
Au sein de la Liga, on sait à quel point le marché chinois est primordial, et est un axe de travail constant depuis de nombreuses années. Le président Javier Tebas a effectué des déplacements en Chine, et la Liga compte même des bureaux permanents dans le pays asiatique depuis 2014. En 2023, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez avait d’ailleurs rencontré Sergi Torrents, responsable de la Liga en Chine, lors d’une réunion à Pékin.
En contact avec ses partenaires chinois ce mardi, la Liga s’est engagée à prendre des mesures concrètes pour éviter que ce genre de scénarios puisse de nouveau avoir lieu. Un engagement qui passera notamment par un « protocole de sensibilisation et de communication », qui devrait être mis en place avec les clubs et les joueurs.















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