Philippe Diallo vole au secours du capitaine des Bleus, en plein bad buzz à Pékin

Au coeur d’une vive polémique après avoir plaisanté au sujet de l’ancien dirigeant chinois Mao Zedong, Kylian Mbappé a reçu le soutien du président de la FFF, Philippe Diallo.

Un soutien dans la tempête. Lâché par la Liga et le Real Madrid, Kylian Mbappé peut compter sur Philippe Diallo pour le défendre au sujet de la polémique dans laquelle il se trouve depuis la propagation d’un extrait de l’émission The Bridge où il plaisante au sujet de l’ancien dirigeant chinois Mao Zedong.

« J’ai vu cette polémique, qui est certainement un peu trop forte. Je ne pense pas que Kylian ait voulu, d’une quelconque manière, porter atteinte à l’image d’un dirigeant chinois, ni insulter ou vexer le peuple chinois. Je crois que c’est une polémique qui ne devrait pas, en tout cas je l’espère, durer », a commenté le président de la Fédération française de football (FFF) auprès de Ouest-France.

Et de poursuivre: « Je pense que Kylian a très bien expliqué dans quel contexte son intervention est intervenue. Il s’est excusé. Je crois qu’il faut, désormais, en rester là, afin qu’il puisse poursuivre sa saison dans les meilleures conditions. »

« Un tabou absolu »

Dans la vidéo en question, l’attaquant français du Real Madrid réagit aux mèmes dont il fait régulièrement l’objet, lui qui est souvent représenté en tenue de dictateur en raison de son autoritarisme supposé dans le vestiaire de ses équipes. Le capitaine des Bleus explique alors que le mème le plus drôle qu’il ait vu est un montage de son visage superposé à celui d’un homme qu’il pense être « un dictateur chinois ».

De quoi créer un énorme tollé dans le deuxième pays le plus peuplé de la planète derrière l’Inde. Leader de la révolution communiste, Mao Zedong a participé à la création du Parti communiste chinois (qui dirige encore actuellement le pays en tant que part unique) et à la mise en place de la République populaire de Chine, un régime autoritaire, décrit comme dictatorial par de nombreux observateurs étrangers.

« Quand on dit Mao, on dit Parti communiste, et quand on dit Parti communiste, on dit Xi Jinping. Donc, en fait, l’attaque, ou pseudo-attaque contre Mao, l’ironie contre Mao, relève d’une ironie qui n’est pas acceptée à propos des dirigeants. (…) On est dans un tabou absolu« , a expliqué Jean-François Di Meglio, président du Conseil d’Orientation d’Asia Centre, à RMC Sport.

Un boycott contre Mbappé

À tel point que trois grandes compagnies qui utilisaient le nom et l’image de Kylian Mbappé ont immédiatement annoncé, mardi matin, la rupture avec effet immédiat de leur collaboration avec lui. Le gouvernement chinois, qui a depuis dit « prendre au sérieux » les excuses du joueur de 27 ans, s’était également insurgé.

Mais son mea culpa n’a (pour l’instant) pas permis de calmer les choses. Le groupe China Media Group (CMG), qui avait déjà annoncé la suspension de la diffusion des matchs de Liga liés à la star française, a bel et bien déprogrammé le prochain match du Real Madrid, un déplacement à Santander dimanche. Les autres matchs du championnat espagnol ce week-end sont toujours présents sur la grille de Migu, la plateforme chargée de diffuser les événements sportifs en Chine.

Reste à savoir si ce boycott concerne l’ensemble des matchs auxquels prendra part Kylian Mbappé, par exemple ceux avec l’équipe de France, alors que le prochain match des Bleus aura lieu le 12 novembre. En attendant, l’attaquant tricolore continue à faire face à de nombreuses critiques, et semble même progressivement effacé de l’espace public en Chine, entre le retrait des publicités à son effigie, son maillot introuvable ou encore ses réseaux sociaux bloqués.

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