Renato Marin, Gabriel Moscardo… Que deviennent les joueurs prêtés par Paris cette saison?

Le PSG, qui lance la 9e journée de Ligue 1 ce vendredi (19h), avec un déplacement au Havre, a envoyé en prêt plusieurs éléments cette saison. Leurs fortunes sont diverses.

Renato Marin, celui qui a le plus de temps de jeu

Renato MARIN avec le CD Nacional le 01/07/2026
Renato MARIN avec le CD Nacional le 01/07/2026 © Zuma / Icon Sport

Des éléments parisiens envoyés en prêt cet été, il est celui qui affiche le plus gros temps de jeu après deux mois de compétition. Parti se faire les dents en D1 portugaise, avec le CD Nacional, Renato Marin (20 ans) fait figure de titulaire indiscutable au sein d’un club amené jusqu’au bout à lutter pour son maintien. Quinzièmes (sur 18) et premier non relégables, les coéquipiers du jeune portier italien ont enchaîné sept défaites de suite toutes compétitions confondues avant d’enfin signer un joli coup le week-end dernier contre Braga (1-0). Pas aidé par une défense pour le moins friable, Marin en est à 18 buts encaissés en neuf matchs de championnat. Prêté sans option d’achat, celui qui s’est illustré fin août en repoussant un penalty face au Vitória Guimarães a assuré à la presse portugaise vouloir se « remettre sur de bons rails » avec ce prêt. « Je veux faire une excellente saison et aider le club à atteindre son plein potentiel », a promis le natif de São Paulo, chipé par le PSG à la Roma à l’été 2025.

Le mystère Gabriel Moscardo

Gabriel MOSCARDO avec l'Espanyol le 06/09/2026
Gabriel MOSCARDO avec l’Espanyol le 06/09/2026 © Pressinphoto / Icon Sport

Lui a signé au PSG en janvier 2024, pour près de 20 millions d’euros tout de même, mais il n’a encore jamais porté le maillot rouge et bleu. Du haut de ses 21 ans, Gabriel Moscardo reste un mystère. Présenté comme un grand espoir brésilien à son arrivée en provenance des Corinthians, il ne s’est imposé ni à Reims ni à Braga, où il a tour à tour été prêté, malgré des titularisations encourageantes en fin de saison dernière au Portugal. Baladé de club en club, et fragilisé par des pépins physiques, il a atterri début juillet à l’Espanyol Barcelone (sans option d’achat). Mais là encore, tout ne se passe pas comme prévu : cinq petites apparitions en championnat, des passages sur le banc, et un collectif à la dérive (18e de Liga) qui vient de changer de coach. Seule lumière ? Son premier but inscrit cette semaine en Coupe du Roi. « Luis Enrique m’a dit que je devais être un acteur clé : disputer plus de matchs, être titulaire, accumuler du temps de jeu… Si tout cela se concrétise, je pense que je pourrai revenir au PSG et aussi en sélection brésilienne », disait-il début octobre au journal Sport. Il est loin du compte.

Yoram Zague, condamnation et exil à Chypre

Yoram Zague avec le FC Copenhague, le 10 décembre 2025
Yoram Zague avec le FC Copenhague, le 10 décembre 2025 © Icon Sport

Qu’il semble loin le temps où tout souriait à Yoram Zague : le capitanat avec les U19, les félicitations de Luis Enrique après une première titularisation réussie avec le PSG en avril 2024 (contre Clermont), son premier but en Ligue 1 quelques semaines plus tard (à Nice), et le sentiment d’avoir un vrai coup à jouer dans l’ombre d’Achraf Hakimi. Une autre époque pour celui qui n’a pas su confirmer dans la capitale. Ces derniers mois, le latéral droit de 20 ans a surtout fait parler de lui dans la rubrique faits divers. La faute à cette condamnation en avril par un tribunal danois à vingt jours de prison ferme et à trois ans de retrait de permis de conduire. Il était accusé d’avoir roulé à 104 km/h dans une zone limitée à 50km/h fin 2025, lorsqu’il évoluait à Copenhague. Dans la foulée, le club danois avait mis fin à son prêt. Il a un temps rebondi en deuxième division belge, à Eupen, club satellite du PSG, avant de poser ses valises cet été à Chypre. Prêté avec option d’achat au Paphos FC, où évolue l’ancien défenseur parisien David Luiz, il a d’abord eu droit à quelques titularisations avant de disparaître du onze.

La L2 comme révélateur pour Khalil Ayari et Naoufel El Hannach

Khalil AYARI avec Dunkerque le 21/08/2026
Khalil AYARI avec Dunkerque le 21/08/2026 © Icon Sport

En ce début de saison, les supporters parisiens entendent beaucoup parler d’un certain Adam Ayari, 18 ans, passé pro au cœur de l’été et actuel deuxième meilleur buteur de la Youth League (triplé face au Slovan Bratislava, but face à Manchester City). Mais Paris compte dans ses rangs un autre Ayari : Khalil Ayari, lui aussi d’origine tunisienne (il compte cinq sélections et a participé à la Coupe du monde 2026), mais sans lien de parenté avec Adam. Ailier gaucher de 21 ans, ce fin dribbleur recruté par Paris en 2025 au Stade Tunisien tente aujourd’hui de se faire une place à Dunkerque, où il est prêté sans option d’achat pour la saison. Auteur d’un but génial début septembre lors d’un succès de prestige contre Saint-Étienne, celui qui a besoin de gagner en efficacité alterne entre titularisations et sortie de banc avec le 10e de Ligue 2, qui a acté cette semaine un changement d’entraîneur.

Naoufel El Hannach avec Montpellier le 26/10/2026
Naoufel El Hannach avec Montpellier le 26/10/2026 © Icon Sport

La Ligue 2, c’est aussi là que Naoufel El Hannach (19 ans) commence à faire parler son plein potentiel. Issu de la génération 2006, choyé par le PSG depuis la catégorie U8 et vainqueur du championnat National U19, Naoufel El Hannach est en train de passer un cap avec Montpellier, où il est prêté sans option d’achat et où un certain Zoumana Camara lui fait pleinement confiance au point de l’avoir installé comme titulaire à droite de sa défense. Au sein d’une formation joueuse et deuxième du classement derrière l’ASSE, il est le huitième joueur de champ le plus utilisé cette saison.

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